Marine Le Pen dénonce le “Pacte pour la migration et l’asile” de la Commission européenne, qui organise la submersion migratoire du continent européen, et détaille la réponse du Rassemblement National à cette nouvelle attaque contre notre identité :

Le « Pacte pour les migrations et l’Asile » présenté par l’Union européenne le 24 septembre 2020 n’est pas un document comme les autres.

C’est le texte qui va fixer la politique européenne en matière d’immigration pour les quelques décennies qui viennent.

Pour résumer sans exagérer, c’est un plan organisé de submersion de l’Europe et des Nations qui la composent.

Rappelez-vous ! En décembre 2018, les gouvernements européens se sont empressés de signer le Pacte de Marrakech, reconnaissant de manière illégitime un « droit à la migration » pour tous les hommes.

Conscients de leur inconduite démocratique, ces gouvernants honteux avaient dépêché pour cette action inavouable des troisièmes couteaux ministériels, pour la France, un obscur secrétaire d’État (Jean-Baptiste Lemoyne).Ceux qui, comme nous dans toute l’Europe, avions dénoncé ce pacte, son caractère fondateur d’une politique migratoire coercitive, avions été traités de « fabulateur ».

Un an et demi après, nous y voilà.

Le droit « mou » est en passe de devenir un droit dur, et même très dur pour les Nations.

Avec ce Pacte pour les Migrations et l’Asile (qui porte bien son nom), l’Union européenne vient mettre en application, à bas bruit, un projet d’organisation de grandes migrations mondiales, des pays du tiers monde vers l’Europe prétendument riche, un projet de submersion migratoire des Nations européennes.

Ce pacte part finalement d’un postulat simple :

–  si on ne veut plus d’immigrations illégales, il suffit de les rendre légales ;

–  si on veut une immigration de peuplement dont les gouvernements ne veulent pas, il suffit de rendre la « relocalisation » de migrants obligatoire ;

–  si les peuples européens n’adhèrent pas au projet mondialiste de l’UE, il suffit de changer les peuples pour paraphraser la célèbre citation de Bertold Brecht.

C’est la mise en pratique d’un projet mondialiste assumé :

Lors de la présentation du Pacte, la Commissaire aux affaires intérieures Y Johanson – ne l’a d’ailleurs pas nié :

« L’immigration fait partie de ce qui rend notre continent prospère. Nous avons beaucoup d’immigration vers l’Europe et nous en avons besoin. Et nous avons besoin de ces gens. Notre société vieillit. Mais nous avons aussi besoin de créer de nouvelles voies d’immigration légales. Pas seulement pour les travailleurs qualifiés, mais aussi pour les travailleurs moyennement et peu qualifiés voulant venir dans l’Union européenne… »

Lors de la dernière session, le groupe ID a été le seul groupe à demander, en vain, un débat sur ce sujet crucial.

Le pacte pour les migrations repose sur trois piliers :

–  Encourager les migrations

  • L’élargissement du regroupement familial : un migrant entré, c’est une famille autorisée à s’installer ;
  • La décriminalisation des actions illicites des ONG, complices des passeurs et des trafiquants d’êtres humains ;

–  Dissuader les expulsions

  • Le raccourcissement des délais d’examen de dossier (12 semaines) et l’entrée directe des mineurs, malades et familles avec enfants de -12 ans
  • La régularisation mécanique après l’expiration des délais d’expulsion (au-delà de 12 semaines)
  • L’admission obligatoire des migrants recueillis en mer (création d’une nouvelle filière sauvetage maritime)
  • L’interdiction de faire pression sur les pays d’origine pour faire réadmettre leurs ressortissants

–  Installer l’immigration

  • La répartition obligatoire des migrants dans les Etats membres (en fonction de la population et du Pib)

Ce pacte n’est pas seulement un désarmement juridique et technique de l’Europe face à la pression migratoire, c’est un signal lancé au monde entier pour un gigantesque flux migratoire vers le continent européen : pensez que les dispositifs légaux de reconduites à la frontière, totalement cosmétiques, rendront les mesures d’expulsions assez hypothétiques sauf, en pratique, en cas de retour quasi volontaire.

Les aides promises aux retours seront en elles-mêmes des incitations à tenter l’émigration.

En faisant de l’immigration le domaine réservé de l’UE, les Nations européennes se sont mises en état de soumission.

Le pacte cadenasse l’interdiction faite aux Etats de définir une politique d’immigration restrictive et revient enfin à soumettre les peuples et leurs gouvernements à la dictature de la Commission européenne.

Cette délégation de pouvoir à l’échelon européen a été une triple catastrophe :

Les pays ont abaissé leurs frontières intérieures sans que l’UE ne se préoccupe des frontières extérieures : Frontex est une officine d’accueil de migrants.

L’Union européenne a confié les clefs de la porte moyen-orientale à la Turquie qui désormais nous fait du chantage à la submersion ;

Aujourd’hui, elle s’apprête à ouvrir grand les portes de la maison Europe sur le tiers-monde ;

Reprenons les clefs de l’Europe et de la maison France !

Les conséquences immédiates du Pacte sont incalculables :

60 à 70 millions de migrants pourraient s’installer en Europe en quelques années. (*)

Leur arrivée provoquera :

–       La ruine de nos systèmes sociaux

–       L’aggravation du chômage et de la crise des logements

–       Une augmentation de la délinquance et des conflits communautaristes

–       L’avancée de l’islamisme et des risques terroristes

–       La remise en cause de nos valeurs de civilisation

(*) L’enquête réalisée par l’Institut GALLUP montre que rien que pour les volontés exprimées de migrations (hors migrations intra-européennes), ce sont environ 70 millions de personnes volontaires à l’immigration vers l’Europe qui voudront bénéficier des nouveaux dispositifs. (à supposer que les facilités  offertes vers l’Europe ne décuplent pas les vocations d’émigration).

En résumé, le pacte pour les migrations est :

Faussement humaniste : le pacte pour les migrations ne vise aucunement à tarir les migrations par l’aide aux pays en voie de développement, mais entretient la pernicieuse illusion d’une aide au tiers-monde par l’effondrement de l’Europe.

Antidémocratique : cette immigration généralisera l’immigration subie ; les flux migratoires seront décidés dans le dos et contre l’avis des peuples

Irréversible : l’immigration concernée par le pacte est une immigration de peuplement qui ne repartira pas.

Destructeur : l’ampleur des flux migratoires va compromettre l’équilibre économique, social et culturel de nos pays.

Ce pacte est véritablement un pacte avec le diable. Comme la terrible légende de Faust, l’Union européenne croit pouvoir sacrifier tout avenir pour l’illusion d’un avantage immédiat, s’abandonner aux jouissances du consumérisme qui exigent de la main-d’œuvre bon marché et des consommateurs toujours plus nombreux,  vivre d’illusion des bons sentiments contre les dures règles du réel.

Je le dis avec gravité, ce pacte pour les migrations est un pacte pour le suicide de l’Europe.

Les européistes sacrifient aux artifices de bons sentiments la pérennité de nos nations et l’existence même de notre civilisation.

Vous l’avez compris, nous sommes en effet en présence d’un plan qui va prévoir, organiser et imposer aux Etats européens probablement les plus grandes migrations humaines que l’humanité ait connues.

A l’heure des légitimes condamnations des traites d’êtres humains qui ont vu le déracinement et le transfert de millions de personnes par le monde, à l’heure où nos Nations connaissent un déclassement que nous ne parvenons pas à enrayer, ce projet est moralement indigne.

En 1976, un décret, un petit décret n°76-383 du 29 avril 1976 signé par Jacques Chirac (Premier ministre),

un texte de deux petits articles de quelques lignes et une seule page allait modifier la physionomie de la France.

Ce texte, mis en place sans débat, sans vote, sans même une information des Français, changea la nature de l’immigration en passant d’une immigration de travail à une immigration de peuplement.

A l’heure où le président de la République et le gouvernement s’emparent à juste raison du sujet du séparatisme, on ne peut pas comprendre qu’il s’apprête à aggraver la fracture identitaire qui met en jeu la concorde civile.

C’est pourquoi nous allons agir à tous les niveaux :

– A l’échelon de la France, j’essayerai de mobiliser les élus locaux et nationaux afin de les convaincre de s’opposer formellement à ce pacte.

Le mouvement va également se mobiliser pour alerter les Français sur ce funeste projet. Jordan Bardella va vous indiquer les grands axes de la campagne nationale que nous allons lancer.

– A l’échelon européen, nos députés, dans le cadre du parti européen « Identité et démocratie » s’apprêtent à lancer une offensive de grande ampleur qui va s’appeler « Saveurope ».

Philippe olivier vous en parlera.

A tous les Français qui regardent la perspective que nous offrent l’Union européenne avec angoisse et résignation, je leur dis que nous pouvons encore changer les choses, il n’y a pas de fatalisme, nous pouvons, enfin nous pouvons, vous pouvez, changer les choses.

Français, réveillez-vous !

Je vous remercie.