Tribune libre de Gilbert Collard, Ancien député de la Nation, Député français au Parlement européen

La mauvaise foi antiraciste organisée, lucide et vindicative est intolérable. Ce que les policiers, en outre trahis par leur ministre, endurent est insupportable. Il n’existe strictement aucun rapport entre la mort tragique, raciste, de George Floyd et le décès d’Adama Traoré, délinquant fuyard, arrêté et décédé quelque temps après son arrestation : aucun rapport !

Si ce n’est la tristesse de la mort et l’indiscutable légitimité du chagrin…

Et pourtant, une analogie diabolique, politique et médiatique a été fabriquée tout de suite par la famille Traoré, sœur en tête, toute sirène vocale hurlante, et les mouvements indigénistes, et l’extrême gauche décoloniale, et l’autre gauche extrême toujours à la remorque de son propre vide idéologique.

Tout démontre que la mort du fuyard drogué est accidentelle ; plusieurs expertises militent du reste en ce sens ! N’empêche, d’un coup, l’émotion américaine a été détournée comme on détourne l’électricité sur le compteur du voisin pour la voler, afin d’alimenter au nom du racisme antiraciste, une guerre contre la « police raciste », contre l’histoire de France « esclavagiste », et les statues des grands hommes « corrompus ». À la fin, il ne restera plus rien en France que les mecs qui ont pété un plomb à force d’avoir tout déboulonné…

Pour faire simple, toute personne dite « de couleur » souffrirait d’un racisme préexistant ; tout contact avec l’homme blanc flic générerait, de fait, de contact, du racisme. Pour haïr en toute tranquillité la police, lui cracher dessus, surtout la paralyser, il suffit de lui déverser sur la tête des tombereaux de racisme et tout le monde s’agenouille et l’État part, on le voit, en quenouille.

Le mou du genou, actuel ministre de l’Intérieur, inondé de trouille, abandonne la police à la meute ; il invente la présomption policière de racisme en créant son fameux « soupçon avéré » du racisme qui, à lui seul, justifierait les poursuites… Une horreur juridique ! Un retour au Moyen Âge de la preuve !

Alors qu’il aurait dû défendre les policiers sans faiblir du genou en s’appuyant sur l’état du droit actuel, largement suffisant, en rappelant les 1460 enquêtes de l’IGPN – la police des polices – et les 276 poursuites disciplinaires, il interdit le plaquage ventral, cautionnant par là l’idée qu’Adama Traoré aurait pu subir cette technique d’immobilisation, ce qui est complètement faux !

En même temps, il prive les policiers d’un moyen efficace de coercition des récalcitrants violents. L’idée de base étant quand même qu’on doit obéir à l’injonction même si c’est aujourd’hui complètement démodé. De tout cela, il ressort, et c’est terrible, que Castaner a accrédité la thèse indigéniste que la police est systémiquement raciste ; il a donc trahi sa mission et en même temps les siens !

« Au demeurant », un autre ministre, celui de l’injustice, face aux menottes qui jonchent le sol, face à la Marseillaise que fait résonner de manière républicaine le cortège de policiers trahis, qualifie ces rassemblements légitimes de “mouvement d’humeur qui s’apaisera” : ces propos sont complètement déconnectés du réel ! Comment peut-elle mettre sur le même plan cette honorable colère avec un mouvement d’humeur ?

Des racistes, on en trouve partout, y compris chez les prétendus antiracistes professionnels ou amateurs.

Aujourd’hui, l’accusation de racisme est une arme idéologique, au service d’une vengeance sociale psychiatrique, d’ambition politique éradicatrice, de la haine des ratés, et de l’exploitation du filon médiatique par les filous du système ; elle est aussi le bouclier derrière lequel le tartuffe antiraciste cache toutes ses combines… Il faut être aveugle pour ne pas voir que cette propagande dénonciatrice vise à désarmer psychologiquement et physiquement la police, dont le taux de suicide est tristement et anormalement élevé… En même temps qu’elle cherche à occuper le terrain médiatique au nom de la suprématie univoque des bons sentiments, sans jamais souffrir la vérité ; quand Nicolas Poincaré raconte la famille Traoré, on le menace de poursuites en diffamation.

On ne se rend même pas compte des heurts sanglants que cela annonce et la Belloubet qui se prend un camouflet sec comme un coup de pied au cul de la sœur d’Adama qui refuse son invitation. Comment ne pas voir que se joue quelque chose qui est de l’ordre de la domination psychologique et que toutes ces carpettes en se soumettant, non seulement nous font honte, mais nous placent sous le couperet !