Edito de Steeve Briois, Secrétaire général du Front National (12.07.2013)

Le résultat a été cette boucherie du dernier congrès de l’UMP, à l’issue duquel les deux challengers ont rivalisé dans le ridicule et leur incapacité à remplacer un Sarkozy porté aux nues par des militants et adhérents UMP qui en ont gardé une vision irrationnellement éthérée.

Car qui mieux que Sarkozy, en ratant le coche d’un quinquennat durant lequel il y avait pourtant tant à faire, a condamné l’UMP à perdre une présidentielle pourtant à portée de main face à un candidat Hollande jamais là que par défaut.

Qui, à part Sarkozy, a réussi à faire perdre à l’UMP sa majorité historique et éternelle au Sénat ?

Qui, à part Sarkozy, serait parvenu à rendre l’UMP encore plus anecdotique dans les Régions ?

Qui, à part un Sarkozy président-candidat “blingbling”, aurait pu littéralement planter un compte de campagne présidentiel, au point de plonger sa formation politique dans l’embarras financier.

Sarkozy ne s’est pas rendu indispensable à l’UMP par son talent et ses qualités, il a juste su se rendre indispensable par une stratégie de la terre brûlée désastreuse pour ses troupes.

Qu’il apparaisse aujourd’hui comme un martyr du système et soit à nouveau sacralisé par des troupes auxquelles il a pourtant interdit toutes perspectives d’avenir à court terme laisse songeur.

L’UMP n’en reste pas moins dans un état de désagrégation avancé et ses militants sont de plus en plus nombreux à se tourner vers nous, conscients d’avoir été trompés sur les intentions réelles de leurs dirigeants que ce soit sur l’immigration ou sur l’insécurité.

Ce sont ces mêmes dirigeants qui prétendent que nous sommes incapables de gouverner qui sont incapables de tenir leur propre parti. Entre la banqueroute, la guerre des chefs entre Fillon et Copé essayant encore de se dégommer l’un l’autre, quand ils n’essayent pas de saborder le retour de Sarkozy, en quoi peuvent-ils encore se permettre de donner des leçons de bonne gouvernance ?