​Question écrite de Ludovic Pajot, député du Pas-de-Calais, sur le suivi des enfants touchés par un handicap dans la période de confinement

M. Ludovic Pajot attire l’attention de Mme la secrétaire d’Etat auprès du ministre des solidarités et de la santé sur le suivi des enfants touchés par un handicap dans la période de confinement. Les deux mois de confinement que les Français ont affrontés ont pu avoir de multiples impacts. Positifs sur le front de l’épidémie, mais parfois psychologiquement très difficiles et pouvant avoir été à l’origine d’autres pathologies.

Certaines personnes souffrant de diverses affections ont parfois, par peur de la contamination, renoncé à se soigner ces dernières semaines. Les enfants handicapés constituent une catégorie particulièrement vulnérable, nécessitant une attention toute spécifique. Le double encadrement de ces enfants, à la fois par leurs parents ainsi que par une équipe médicale, est indispensable afin de préserver leur santé. Or, il apparaît que lors du confinement, de nombreux parents d’enfants handicapés se sont sentis démunis, du fait d’un manque d’aide parfois de certains thérapeutes mobilisés pour renforcer les équipes hospitalières ou encore de suivi scolaire ou périscolaire.

Ces parents, déjà fortement mobilisés habituellement pour accompagner leur enfant touché par un handicap, ont dû prendre en charge de nouvelles missions habituellement exercées par des professionnels. Cette situation a généré une très forte fatigue physique et un stress allant parfois jusqu’à l’épuisement psychologique engendrant des phénomènes de burn out. Face à cette situation, il lui demande donc de bien vouloir lui confirmer qu’une prise en compte de cette situation particulière pourra être opérée rapidement, impliquant par exemple un soutien tant financier avec le versement d’une prime ou la prise en charge de frais spécifiques, que psychologique au profit de ces parents se sentant démunis.