100 000 policiers et gendarmes mobilisés aux côtés de militaires Sentinelle, des dizaines d’arrêtés préfectoraux interdisant la vente à emporter de combustibles et de feux d’artifice : comme chaque année désormais, la France s’est préparée à un véritable état de guerre à l’approche des célébrations du Nouvel An. Quelques heures après avoir annoncé sur un ton bravache le dispositif de sécurité, Christophe Castaner est resté bien muet et absent dans les heures qui ont suivi.

La nuit a pourtant été extrêmement violente dans de nombreuses villes, et les petites communes n’ont cette fois pas été épargnées : voitures brûlées, émeutes, pompiers pris pour cibles, forces de l’ordre attaquées et blessées au mortier à Strasbourg, à Toulouse, dans l’agglomération lyonnaise, à Besançon, à Nantes, à Limoges, en Ile-de-France, dans les Vosges ou encore en Haute-Vienne. « Nouveauté » cette année, des tirs d’arme automatique ont retenti à Montpellier…

Depuis quelques années, le bilan de la nuit de la Saint-Sylvestre fait l’objet d’une dissimulation assumée, sous le prétexte fallacieux de ne pas « alimenter la compétition entre quartiers ». Les Français n’ont donc plus que les réseaux sociaux pour constater la violence qui s’est déchaînée dans le pays, et les responsables politiques et journalistes, pour dresser un bilan national approximatif, en sont réduits à tenter d’additionner les faits dont a bien voulu rendre compte la presse locale.

Christophe Castaner doit sortir de l’omerta et dire la vérité aux Français : demandons un bilan chiffré, à l’échelle nationale, des violences qui ont émaillé la nuit de la Saint-Sylvestre.

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Je signe la pétition !