Marine Le Pen, député français au Parlement européen et candidate à l’élection présidentielle de 2012, a bien rencontré Ron Prosor, ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, à New York lors d’un déjeuner au siège de l’ONU. Mais l’écho porté en France par certains organes de presse fut étrangement divergent d’un média à l’autre.

On a pu s’étonner que les informations relatées variaient ou s’opposaient complètement. Y avait-il un concours de circonstance, des consignes précises pour vouloir transformer, voir ne surtout pas diffuser, les déclarations de Ron Prosor à sa sortie du déjeuner organisé par Marine Le Pen à l’ONU ?

En effet, dans plusieurs reportages télévisés, dans des articles de presse jeudi matin, avant même d’informer du fait que Marine Le Pen avait rencontré Ron Prosor et que ce dernier s’était exprimé devant plusieurs journalistes, certains messages diffusés faisait état de la réaction de la mission israélienne pour annoncer un « malentendu ».

Ron Prosor a dit en toute franchise qu’il était « un homme libre » et qu’il avait « beaucoup apprécié la conversation » avec Marine Le Pen au sujet de l’Europe et d’autres sujets et qu’il appréciait « la diversité d’opinions ».

L’actualité donne raison à l’analyse faite par Marine Le Pen et son équipe d’experts depuis des mois, voire des années. Comme le soulignent désormais plusieurs présentateurs d’émissions télévisés et de radios, et les récentes études réalisées par le Cévipof ou encore la Fondation Jean-Jaurès, tous relèvent la justesse de l’approche politique de Marine Le Pen.

Toute la semaine, les médias français ont minimisé le voyage de Marine Le Pen, ses rencontres aux États-Unis. C’est la presse étrangère qui s’est étonnée de ce comportement qui fait tache sur les principes de la déontologie journalistique.