Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Vice-Président du groupe « Identité et Démocratie »

Cela fait près d’un mois que les dirigeants des pays de l’Union européenne négocient la répartition des positions les plus importantes : les présidences de la Commission, du Conseil, du Parlement, de la Banque Centrale européenne et la Haute-représentation pour les affaires étrangères. Aujourd’hui, ils sont enfin arrivés à un accord, décidé, comme toujours, en secret.

Les personnalités qui dirigeront demain l’UE sont, pour la plupart, inconnues des peuples qui ne sont d’ailleurs pas invités à s’exprimer sur ces choix. Par exemple, les Allemands Ursula Von der Leyen et Manfred Weber, tous deux proches d’Angela Merkel, dirigeraient respectivement la Commission pendant 5 ans et le Parlement européen en seconde moitié de mandature.

La Commission continuera donc la politique menée par Jean-Claude Juncker, pour toujours plus de libre-échange et d’ouverture des frontières aux migrants. De son côté, la majorité du Parlement européen persistera à se comporter en chambre d’enregistrement. Le socialiste Frans Timmermans, déjà vice-président de la précédente Commission, restera à son poste et pourra continuer d’agir en chien de garde de l’UE en attaquant les gouvernements italien, hongrois et polonais.

Au final, malgré le signal clair envoyé par les peuples lors des élections européennes, l’UE reste sous contrôle des technocrates et dominée par les intérêts allemands : elle garde le cap et accélère sa marche forcée vers le fédéralisme et l’abaissement de toutes les protections. Elle vient d’ailleurs de conclure un nouvel accord de libre-échange avec le Vietnam et a amorcé une nouvelle étape d’un autre avec les pays d’Amérique latine (Mercosur) : tous deux auront pour résultat de dépecer un peu plus notre agriculture. Encore une fois, des Verts jusqu’aux pseudo-« conservateurs », les fédéralistes savent s’entendre et montrent qu’ils sont au fond d’accord sur à peu près tout, une fois leurs intérêts préservés.

Ces petits accords entre amis montrent clairement un système et des institutions européennes totalement à bout de souffle.