Communiqué de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen et Vice-président du groupe Identité et Démocratie
France 3 a diffusé hier un reportage au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe dans l’Orne, dans lequel des surveillants livrent un témoignage pour le moins édifiant sur les risques liés à l’installation de téléphones fixes dans les cellules. Je m’étais déjà rendu sur place en mars dernier suite à l’agression de deux surveillants par un détenu radicalisé afin d’apporter, au nom du Rassemblement National, mon soutien aux personnels pénitentiaires.
Face à la détresse de ces agents, la ministre de la Justice a manifestement décidé de répondre par l’absurde avec l’installation de téléphones fixes au sein même des cellules. Si les détenus n’ont théoriquement le droit d’appeler que leur famille, des transferts d’appel peuvent être effectués, permettant ainsi de s’entretenir avec n’importe qui, n’importe quand, et cela sans le moindre contrôle.
Face à un manque crucial d’effectifs, les surveillants ne sont pas en mesure de procéder aux écoutes en temps réel et ne peuvent ainsi pas déceler les éventuels actes délictuels ou criminels en préparation. Pire, les détenus communiquent en langues étrangères et aucune transcription ne peut être effectuée de manière systématique et rapide.
Au sein même des prisons, nous avons donc des détenus qui communiquent avec l’extérieur comme bon leur semble.
C’est une dérive extrêmement dangereuse, qui peut conduire à des actes de violences, perpétrés ou commandités par des détenus, ou leur permettre de continuer leurs activités criminelles. Nicole Belloubet doit écouter les surveillants et renoncer à l’installation de ces téléphones en cellule !