Communiqué de presse de Nicolas Bay

 

La Lituanie organisait vendredi 21 janvier, à Vilnius, une conférence sur la protection des frontières. Seize pays de l’Union européenne, soit plus de la moitié des états-membres, représentés par leurs ministres de l’Intérieur y ont officiellement demandé que Bruxelles finance la sécurisation de la frontière extérieure de l’UE, y compris avec des clôtures. Ils étaient déjà douze à le vouloir depuis des mois ; la pression migratoire est désormais telle que l’Irlande, la Roumanie, Malte et la Slovénie appuient désormais eux aussi cette mesure de bon sens pour protéger l’Europe face à la submersion migratoire.

Le directeur de l’agence Frontex Fabrice Leggeri, également présent, a quant à lui demandé des « clarifications juridiques » concernant la gestion des frontières et des migrants. En effet, la Cour européenne des droits de l’homme a, dans un arrêt rendu le 13 février 2020, autorisé le refoulement de migrants dans certaines circonstances.

Mais Bruxelles refuse toujours obstinément que Frontex fasse son travail ! La commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson considère même que tous les refoulements sont « clairement illégaux » et a répondu de façon catégorique que la Commission refuse de « financer des murs ou des barbelés ». Ceux-ci sont pourtant non seulement indispensables, mais surtout efficaces : en 2015, la Hongrie a érigé une barrière à ses frontières avec la Serbie et la Croatie, avec comme résultat spectaculaire une baisse de plus de 99% des entrées clandestines.

La France d’Emmanuel Macron figure parmi les pays qui refusent le financement de clôtures. Et ce alors qu’il promet – promesse déjà faite et non tenue… –, à l’occasion de la présidence française de l’UE, des mesures pour protéger les frontières extérieures. Qu’attend-il pour profiter de cette présidence et soutenir, avec tout le poids politique et diplomatique de notre pays, la demande légitime de ces seize pays ?