Communiqué de presse de Stéphane Ravier, Sénateur des Bouches-du-Rhône

Ce mardi 12 février, le tribunal administratif de Marseille a annulé le partenariat public-privé (PPP) pour la reconstruction et la rénovation de 34 écoles. Les juges ont estimé qu’il était “difficile de conclure que le recours au PPP présente un bilan plus favorable que le recours à une maîtrise d’ouvrage public”.

Avec l’effondrement du 5 novembre dernier, qui a mis en lumière l’incurie de la municipalité dans la lutte contre l’habitat indigne, la construction aussi onéreuse qu’inutile de la tour La Marseillaise, la gestion du dossier du Stade Vélodrome, la décision du Tribunal administratif constitue un camouflet de plus pour ceux qui dirigent la ville depuis un quart de siècle. Si le Maire apparaît comme le principal responsable, il a rappelé récemment que ses élus “ont tout voté”. Ils sont, eux aussi, comptables du bilan catastrophique et de la dégradation de la deuxième ville de France : pauvreté, insalubrité, saleté, insécurité, islamisme, violences, trafics… Ce bilan, ils le portent tous.

Après cette décision de justice, la Ville de Marseille se réserve le droit de faire appel. Encore du temps perdu, des démarches et procédures administratives longues et coûteuses pour les Marseillais, dont les enfants souffrent du froid l’hiver et de la canicule l’été dans des écoles qui se délabrent… quand ils ne sont pas tout simplement privés d’entrée à la cantine ! Faire appel de la décision ne serait pas seulement une faute, ce serait une insulte. Les élus du Rassemblement National réitèrent leur demande, exprimée dès 2016, d’un Conseil municipal extraordinaire sur le sujet des écoles et leur vétusté. Jean-Claude Gaudin, ses adjoints, ses dauphins, ceux qui dirigent des collectivités locales doivent enfin sortir de leur aveuglement idéologique et se remettre au travail dans l’intérêt des Marseillais seulement, dans l’intérêt des Marseillais d’abord.