Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen

Ce mercredi 23 septembre, la Commission européenne a présenté son projet de « pacte sur les migrations ». Censé alléger la pression migratoire insoutenable aux frontières de l’UE, ce pacte relève en réalité d’une usine à gaz et d’un tour d’escamotage, tout en étant un constat d’échec.

Constat d’échec que la politique menée jusqu’à présent. Cinq années se sont écoulées depuis le choc migratoire de 2015 et tout reste à faire.

Usine à gaz que la création d’un « parrainage au retour », jeu de rôle attribué à des pays comme la Hongrie et la Pologne, mais jeu de dupes, car se voyant interdits par l’Europe de faire pression sur les pays d’origine, ces États membres échoueront forcément. La relocalisation des migrants y compris forcée et sur leur territoire risquera alors de devenir la règle.

Tour d’escamotage, car la préoccupation majeure de la Commission européenne est de transformer le plomb en or, le clandestin en migrant régulier, doté d’un titre de séjour. L’extrême-gauche qui hurle à « l’Europe forteresse » est bien silencieuse, en revanche, sur les déclarations hallucinantes de la Commissaire suédoise Ylva Johansson qui a déclaré ce midi que la Commission souhaitait « favoriser l’immigration régulière », le texte insistant même sur la nécessité de promouvoir un « regroupement familial rapide ».

Il est cependant un point sur lequel on peut se féliciter. Si la Commission européenne semble en apparence durcir ses actes, c’est qu’elle doit composer avec la réalité. Celle de nations européennes dotées de gouvernements patriotes ou d’oppositions patriotes fortes. C’est parce qu’il existe des Viktor Orban, des Matteo Salvini et des Marine Le Pen que Bruxelles n’a pas le champ libre.