Communiqué de presse de Nicolas Bay

La Cour des comptes européenne vient de publier un rapport accablant pour la politique migratoire européenne. Pudiquement appelées « retours », les décisions d’expulsion de migrants extra-européens – clandestins ou déboutés du droit d’asile – sont à peine 19% à être appliquées. Cela signifie que 4 migrants en situation illégale sur 5 restent ! Un taux scandaleusement faible, similaire à celui de la France d’Emmanuel Macron. La Cour des comptes admet même que le système actuel « encourage la migration irrégulière »…

Cet échec est le résultat d’un manque flagrant de volonté politique. En tant que député européen, je travaille sur la refonte de la directive retour de l’UE : la direction prise par Bruxelles et le Parlement européen ne fera qu’aggraver la situation, rendant encore plus difficile les expulsions et les opérations de l’agence Frontex. Par ailleurs, les millions d’euros envoyés par ces migrants dans leurs pays d’origine représentent une perte sèche pour les économies des pays européens. Ainsi, 8% du PIB du Pakistan est constitué d’argent européen envoyé par les clandestins présents sur notre sol !

Les moyens de remédier à la situation sont pourtant évidents, mais Bruxelles refuse de les employer : refonder la politique d’asile pour qu’elle cesse d’être une filière d’immigration ; couper les aides et avantages sociaux, véritables pompes aspirantes ; faire pression, diplomatiquement et économiquement, sur les pays d’origine ; placer en détention les clandestins et organiser leur expulsion effective, mesure extrêmement dissuasive ; enfin et surtout, protéger nos frontières pour ne pas laisser les migrants entrer et circuler librement ensuite en Europe.