Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Vice-Président du groupe « Identité et Démocratie »

Cela fait maintenant plus d’un an que la réforme de l’asile européen (dite « Dublin VI »), prévoyant un système de répartition automatique des migrants demandeurs d’asile, est au point mort. Elle est bloquée au Conseil européen par la Hongrie, la Slovaquie et la Pologne qui refusent de se voir imposer toujours plus d’immigration.

Lundi 22 juillet, Emmanuel Macron a annoncé avoir trouvé un accord de principe avec 13 autres dirigeants de l’UE pour mettre en place un nouveau système de répartition automatique basé sur le « volontariat ». Réunissant à peine 14 pays sur 28, le projet de Macron montre que l’UE est en panne. De plus, seuls 8 pays offrent une participation « active ». Il n’y a donc, en réalité, que 8 pays sur 28 qui veulent bien recevoir les migrants clandestins !

Mais, dans les faits, une fois les migrants pris en charge par un pays, ils se trouvent dans l’espace Schengen au sein duquel ont été abolies les frontières : ils peuvent donc se déplacer dans l’ensemble de l’UE… y compris dans les pays qui n’en veulent pas ! Quant aux migrants dont la demande d’asile a été refusée, ils sont souvent inexpulsables à cause des décisions de la justice européenne, CJUE et CEDH.

Notre allié Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur italien, en première ligne face à l’immigration clandestine en Méditerranée, a refusé de participer à ce système. En donnant aux candidats à la migration l’espoir d’un accueil, on les pousse à tenter la traversée et ainsi à enrichir les passeurs et à risquer leurs vies. La seule solution est l’aide aux pays de départ couplée à la fermeté la plus totale, ainsi que l’a prouvé Matteo Salvini avec une chute de 93% des débarquements de migrants en Italie.