Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen

Lundi 18 novembre, le Parti Populaire européen (PPE), qui rassemble LR et ses alliés à Bruxelles, a annoncé qu’il n’y avait qu’un seul candidat à sa présidence : le libéral polonais Donald Tusk. Ce dernier est donc assuré de prendre la direction de sa famille politique mercredi prochain.

M. Tusk occupait depuis cinq ans la fonction de Président du Conseil européen, qui lui a permis de mettre en avant ses positions politiques. Il s’est particulièrement illustré par son mépris de la démocratie, se laissant aller à de violentes déclarations contre les partisans du Brexit à qui il a souhaité « une place spéciale en enfer » et appelant de nombreuses fois à ne pas tenir compte du choix des Britanniques.

De la même manière, il a multiplié les attaques contre le gouvernement hongrois de Viktor Orbán qui bénéficie pourtant d’un soutien massif de son peuple et a remporté 52.56% des voix aux dernières élections européennes. M. Tusk n’a pas hésité à le qualifier de « xénophobe, homophobe et antisémite »… et ce alors que le parti de M. Orbán est membre du PPE !

Donald Tusk est par ailleurs un soutien acharné de l’élargissement de l’UE vers les Balkans. Il a récemment qualifié le rejet de l’ouverture de négociations avec la Macédoine du Nord et l’Albanie d’ « erreur », demandant « une solution avant mai 2020 ». Son fédéralisme à marche forcée s’étend également à la Turquie : M. Tusk a toujours refusé de demander la fin du processus d’adhésion de ce pays à l’UE et fut à la manœuvre pour la négociation de l’accord UE-Turquie sur les migrants, qui nous a déjà coûté 6 milliards d’euros pour un résultat très discutable.

Avec Donald Tusk à la tête de leur parti européen, Les Républicains ne pourront plus continuer à dissimuler les politiques déplorables qu’ils soutiennent à Bruxelles.