Communiqué de presse de Philippe Murer, Cabinet de Marine Le Pen

Nicolas Sarkozy nous gratifie dans Les Echos de ce matin d’un ramassis de mesures de déréglementations sur les 35 heures, les fonctionnaires, les licenciements économiques et une baisse des droits des salariés et des retraités. Casser toutes les structures de la société française, précariser tous les Français semble être la seule idée de relance de l’économie de Nicolas Sarkozy : se croit-il au temps de Ronald Reagan ou bien veut-il choquer, diviser et montrer qu’il est prêt à aller plus loin que Macron dans la provocation et la communication ? La course poursuite entre l’UMP et le PS sur la voie de l’ultra libéralisme est tout à fait instructive de la convergence de ces deux partis.

Si quelques rares mesures sont de bon sens comme la fusion des instances de représentation du personnel, d’autres semblent étranges comme le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux alors que l’on sait très bien qu’il y a un manque de policiers, juges, militaires et de personnels dans les hôpitaux ; c’est dans les collectivités locales que l’effort doit porter, non dans les fonctions régaliennes de l’Etat…

Monsieur Sarkozy, l’austérité et la dérèglementation ne créeront pas d’emplois et ne remettront pas l’économie française sur les rails de la croissance. Cliver et diviser les Français ne mettra pas le pays en ordre de marche.

C’est un vrai programme de relance de l’économie qu’il faut mettre en œuvre pour que nos entreprises retrouvent des carnets de commande, réembauchent et qu’un cercle vertueux se remette en place ; à ce titre, les mesures courageuses et efficaces sont de retrouver une monnaie moins chère qui soit au service de notre économie, dont le taux de change nous permette de retrouver notre compétitivité vis-à-vis notamment des pays du Nord de l’Europe, faire du protectionnisme intelligent pour favoriser les filières naissantes et donc l’économie de demain, arrêter d’asphyxier l’activité par l’austérité, faire en sorte que la finance prête aux entreprises et pas seulement aux marchés financiers, réserver au maximum les marchés publics à nos entreprises et nos salariés.