Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen,vice-président du groupe « Identité et démocratie »

Suite à la répartition des portefeuilles des futurs commissaires européens, quelques-uns ont été auditionnés à huis clos par les membres de la commission parlementaire des Affaires juridiques. L’audition du commissaire proposé par la Hongrie, à qui était dévolu le portefeuille pour l’élargissement de l’UE, a tourné au procès de Moscou.

Laszlo Trócsányi était soupçonné d’un potentiel conflit d’intérêts, car il était resté membre de son cabinet d’avocats tout en étant ministre de Viktor Orbán. Ainsi qu’il l’a indiqué pour sa défense en apportant des preuves, au cours de son activité de ministre « entre 2014 et 2019, le cabinet d’avocats Nagy & Trócsányi a décliné tout nouveau dossier de la part du gouvernement hongrois, le travail ayant été limité aux dossiers déjà en cours ».

Pourtant, le jury a retoqué la candidature de M. Trócsányi, dans une démarche éminemment politisée. Une alliance allant de l’extrême gauche radicale jusqu’aux libéraux macronistes s’est arrangée pour sanctionner par ce moyen la politique du gouvernement hongrois. L’écart extrêmement faible – 11 voix contre 9 et 2 abstentions – illustre la faiblesse des accusations.

Une fois encore, Macron et ses alliés bafouent les règles. Ils instrumentalisent à des fins politiciennes une procédure manquant de transparence et s’attaquent à la Hongrie de Viktor Orbán. Ce dernier a pourtant reçu lors des élections européennes un soutien massif, les meilleurs résultats de toute l’UE avec plus de 52% des voix ! Le gouvernement hongrois était de loin le plus légitime pour nommer son représentant à Bruxelles. Piétinant la démocratie, les macronistes et la gauche l’en ont empêché.