Communiqué de presse de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-Président du groupe « Identité et démocratie »

Le Parlement européen a enfin voté, ce mercredi 29 janvier, l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Il aura fallu plus de 3 ans à Bruxelles pour accepter de guerre lasse la volonté du peuple britannique, exprimée à une nette majorité en juin 2016. Il aura également fallu une véritable démonstration de volonté politique du Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a largement remporté des élections législatives anticipées début décembre 2019.

Deux grands chantiers s’ouvrent à présent. Tout d’abord, la nécessité absolue de protections pour nos peuples et notre économie. Il est indispensable de concevoir une relation future – commerciale notamment – entre l’UE et le Royaume-Uni qui priorise la défense de nos intérêts. Devenu un pays tiers, le Royaume-Uni cherchera à nouer des accords commerciaux bilatéraux avec d’autres pays. Tout à son dogme du libre-échange globalisé, Bruxelles pourrait transformer le Royaume-Uni en véritable porte d’entrée sur le marché européen de produits venus du monde entier, ne respectant pas nos normes et accentuant encore la concurrence déloyale déjà subie par nos entreprises et nos agriculteurs.

Deuxième impératif : le Brexit est l’occasion pour l’UE de changer de modèle, pour devenir une Europe des nations. Le choix des Britanniques de la quitter s’explique en grande partie par la fuite en avant fédéraliste de Bruxelles et son renforcement d’un pouvoir supranational au détriment de nos États. Un avenir commun ne peut pourtant se construire qu’à travers des coopérations librement consenties. L’Europe n’est forte que de ses nations et de ses peuples !