Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe Identité et démocratie

En janvier 2015, un rapport de l’Union européenne rédigé en 2007 par l’Office européen de lutte anti-fraude était enfin publié, dévoilant un système de détournement massif d’aide humanitaire orchestré par le Front Polisario – un mouvement indépendantiste armé qui revendique une partie du Sahara marocain – avec la complicité de l’Algérie.

Ce rapport accablant indiquait que le nombre réel de réfugiés dans les camps de Tindouf, contrôlés par le Polisario dans l’ouest de l’Algérie, était totalement inconnu : les autorités interdisent à l’UE d’envoyer une mission sur place pour évaluer la situation. Une audition au Parlement européen datant de juillet 2015 a même révélé que l’Algérie, qui réceptionne l’aide au port d’Oran, taxait 5% de l’aide envoyée !

Ce mardi 30 juin, le site d’information indépendant EUtoday.net a publié le témoignage de Mohamed Chérif Larossi, un ancien militant du Front Polisario qui affirme que le trafic se poursuit activement. Une large partie de l’aide humanitaire serait chaque année revendue en Mauritanie pour financer le Polisario et ses opérations contre la souveraineté territoriale du Maroc.

Le Maroc a toujours été un allié fiable de la France et de l’Union européenne, notamment dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Pourquoi Bruxelles refuse-t-elle d’enquêter sur ces actes malgré les preuves qui s’accumulent ? Pourquoi l’UE continue-t-elle d’envoyer près de 10 millions d’euros par an de matériel à un camp dont elle ne connaît même pas le nombre réel de réfugiés ? Cet argent est celui du contribuable des pays européens : il est temps de demander des comptes à Bruxelles et à l’Algérie !