Communiqué de Sébastien Chenu, député du Nord

Le 1er février prochain les prix des péages autoroutiers augmenteront de 1.8%, prolongeant une hausse de 20% en dix ans. Ces tarifs autoroutiers prohibitifs pèsent sur des automobilistes déjà étouffés sous le poids des taxes et des réglementations.

Jusqu’en 2006, les principaux réseaux d’autoroute étaient publics.Les péages payés par les usagers permettaient de financer la construction, l’entretien et le développement du réseau. Depuis 2006,les gouvernements successifs ont privatisé les autoroutes. La logique nouvelle est : mutualisation des dépenses et privatisation des profits.La privatisation des autoroutes permet aux entreprises concessionnaires de réaliser des profits exorbitants, reversés aux actionnaires sous forme de dividendes. Cette cagnotte n’a pas bénéficié aux salariés qui ont été remplacés aux barrières de péage par des machines.

Ces dernières semaines, des barrières de péage ont été détruites ou incendiées, dans le contexte de la grogne des gilets jaunes. Le 4 janvier, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, s’est contentée d’appeler les sociétés autoroutières à faire « un geste » en faveur du pouvoir d’achat des usagers.La position de faiblesse de l’Etat n’est pourtant pas une fatalité. Il est possible d’agir, en renationalisant les autoroutes. Le décret du 18 décembre 2006, à l’origine du système actuel des concessions, prévoit dans son article 37 que « l’Etat peut, moyennant un préavis d’un an dûment signifié au concessionnaire, mettre fin au contrat de concession pour un motif d’intérêt général. »
Il faut en finir avec cette politique de bradage du patrimoine des Français, un autre modèle est possible.