Communiqué de presse de Marion Maréchal-Le Pen

Le député Lionnel Luca m’a proposé, ainsi qu’à d’autres parlementaires, de cosigner une proposition de loi reconnaissant le génocide vendéen de 1793-1794 par la République française.
Si je suis, comme beaucoup, réservée sur les lois dites mémorielles, où le législateur décide de la qualification de faits historiques, il me semblait nécessaire de donner un signal d’objectivité à un moment où les repentances officielles se font toujours à sens unique.

Ma co-signature répond donc à une préoccupation de fond, non pas à une stratégie politique.

La presse a en effet voulu présenter ce fait relativement anodin comme un signe du rapprochement UMP- FN. Il n’en est rien.

J’ai appliqué la même ligne de conduite depuis le début de mon mandat : je vote en mon âme et conscience pour ou contre les textes, en fonction de ce qu’ils disent et de l’intérêt général, pas en fonction de la couleur de celui qui les propose.

Ainsi, j’ai déjà voté des textes de la gauche ou de l’UMP.

S’il convient de saluer Lionnel Luca pour sa liberté d’esprit et son initiative, qui témoigne d’un courage certain lorsqu’on est à l’UMP, cosigner sa proposition n’implique donc rien d’autre qu’une convergence de vues sur ce texte.

Il est du reste symptomatique de voir qu’un de ses collègues de la droite populaire a retiré sa co-signature en découvrant que j’étais moi-même associée au texte.

Si certains commentateurs pensent déceler une stratégie commune sur une simple co-signature, que devraient-ils dire du fait que les communistes et l’UMP s’allient depuis maintenant plusieurs mois au Sénat pour rejeter régulièrement les principaux projets de loi du Gouvernement (6 à ce jour dont le budget 2013) !

En définitive, cette proposition n’a hélas que peu de chances d’être mise à l’ordre du jour. En revanche, elle a le mérite d’attirer l’attention du public sur des faits historiques dramatiques qui rappellent qu’il ne doit pas y avoir de repentance à sens unique.