Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe Identité et Démocratie

Un attentat islamiste sur son sol, un seul, aura suffi au gouvernement autrichien pour lancer immédiatement un plan de combat contre le terrorisme et le terreau politico-religieux dans lequel il se forme.

Outre la simplification des modalités pour fermer des mosquées, retirer les aides sociales ou le permis de conduire des individus suspects d’islamisme radical, ce plan va mettre en place la possibilité d’une détention préventive pour les djihadistes identifiés. Les déchéances de nationalité seront facilitées pour les binationaux.

Mais, surtout, le gouvernement autrichien en décidant de créer le délit pénal “d’islam politique” porte le fer au cœur même de la nébuleuse islamiste. En lançant cette semaine, soixante perquisitions de cibles en lien avec le Hamas ou les Frères musulmans, l’Autriche n’a pas la main qui tremble.

Quel contraste avec notre pays ! Voilà déjà 40 jours, Emmanuel Macron présentait en grandes pompes médiatiques un projet de loi contre le “séparatisme”. Une semaine plus tard, exit le “séparatisme”, place à une loi visant à “renforcer la laïcité”. Recul sémantique. Reddition intellectuelle. Qui peut croire qu’une énième charte de la laïcité sera efficace ?

Au lendemain de la mort de Samuel Paty, Gérald Darmanin, avait annoncé 231 expulsions de “radicalisés”. A cette heure, on est loin d’avoir atteint cet objectif. Un objectif qui ne représente d’ailleurs que 5% des étrangers fichés en France pour radicalisme ! C’est dire combien il s’agissait d’une annonce purement médiatique au lendemain d’un monstrueux attentat.

L’Autriche appartient à l’Union européenne et subit donc les mêmes contraintes juridiques supranationales que la France. Pourquoi ce qui est décidé à Vienne ne pourrait l’être à Paris ? La différence tient en deux mots : courage et volonté.