Communiqué de presse de Nicolas Bay, député français au Parlement européen, vice-président du groupe Identité et Démocratie

Le 21 novembre 2019, le Sénat a publié un avis sur le projet de loi de finances pour 2020 concernant l’asile, l’immigration et l’intégration. L’avis rendu est défavorable et pour cause : le projet met en lumière la gabegie financière que représente la politique migratoire de Macron.

Le budget global représente 2 milliards d’euros, en hausse de presque 10% alors que le gouvernement espérait une baisse. Il dépasse déjà de près d’un demi-milliard la trajectoire prévue pour les années 2018-2020 ! Il faut bien supporter le coût indécent de l’immigration massive.

Et 2018 a été une année noire, avec 256 000 nouveaux immigrés légaux dont la première motivation reste le regroupement familial. Seuls 13% d’entre eux viennent travailler. À cela s’ajoute un deuxième record, celui de 123 625 demandeurs d’asile en 2018. C’est quatre fois plus de demandeurs qu’il y a dix ans ! Et ce, alors que 73% d’entre eux sont déboutés. Ce taux excessif de personnes qui tentent leur chance et sont finalement déboutées montre bien que l’asile est devenu une filière d’immigration à part entière.

La politique d’asile, dans son ensemble, nous coûtera au moins 1,5 milliard d’euros en 2020. C’est 45 fois plus que le budget dérisoire alloué à la lutte contre l’immigration illégale, qui n’est que de 33 millions. Avec si peu de moyens et de volonté, les clandestins et déboutés du droit d’asile ne sont que 15% à être expulsés. Par ailleurs, 33 257 clandestins ont été régularisés grâce à la « Circulaire Valls ».

Ces chiffres accablants démontrent que le gouvernement a totalement renoncé à l’idée même de mener une politique migratoire. Émile de Girardin disait que «gouverner, c’est prévoir». Emmanuel Macron préfère fermer les yeux, ouvrir grand les portes de la France et de l’Europe, et laisser nos concitoyens subir une immigration toujours plus insupportable.