Communiqué de presse de Stéphane Ravier, Sénateur des Bouches-du-Rhône

L’entreprise française Saint-Louis Sucre qui emploie 770 salariés et coopère avec 4733 planteurs de betteraves a déclaré vouloir procéder à la fermeture de quatre sites industriels.

Parmi les sites concernés, l’emblématique usine du 15e arrondissement de Marseille qui existe depuis le XIX siècle où 50 emplois sont sur la sellette. Cette nouvelle est un nouveau coup dur pour la Ville où le chômage est supérieur à trois points à la moyenne nationale et où la pauvreté frappe près d’un quart de la population.

Südzucker, un consortium allemand (18 500 salariés) qui avait acquis Saint-Louis en 2001 dit subir un déficit de 83 millions d’euros sur son activité « sucre » sur son dernier trimestre d’activité.

Il se trouve que la firme a décidé de faire peser 65% de son abandon d’activité sur la France : 450 000 tonnes sur un total de 700 000 tonnes.

Saint-Louis Sucre évoque la difficulté de se maintenir dans un marché devenu ultra concurrentiel. Elle n’hésite pas à mettre en cause la politique européenne, et à dénoncer la suppression des quotas et la baisse des prix.

Cet épisode démontre encore une fois le caractère néfaste d’une concurrence déloyale au sein d’une « Union » pour des décisions… inégalitaires !

Episode douloureux, illustration de la mondialisation sauvage : un phénomène redoutable de la broyeuse Bruxelloise sur laquelle nos dirigeants hexagonaux n’ont plus de prise. Nous dénonçons et
continuerons de dénoncer les menées antisociales des institutions supranationales.

Nous sommes solidaires des employés de Saint-Louis et nous les invitons, comme toutes les victimes de la désindustrialisation, à s’engager à nos côtés dans une lutte déterminée pour le patriotisme économique de Marseille et de la France.