Communiqué de presse de Christelle Lechevalier, Député française au Parlement européen

Les conséquences potentielles d’une transition énergétique dogmatique, ne tenant compte ni de l’intérêt de l’État ni de ceux de nos compatriotes, pourraient être dramatiques en matière d’emploi. Le scénario Ampère de RTE, l’entreprise qui gère le réseau de transport de l’électricité en France, nous apporte un éclairage alarmant sur les conséquences de la mise à l’arrêt de centrales nucléaires, troisième industrie du pays.

Selon ce scénario, la réduction de la part d’électricité produite à partir de nucléaire à 50 % à l’horizon 2035, envisagée par le gouvernement, entraînerait une perte de 70.000 à 120.000 emplois directs, indirects et induits, notamment dans les grandes régions nucléarisées comme la Normandie ou la vallée du Rhône. Elle entraînerait également la disparition à terme de la filière de recyclage des déchets nucléaires, domaine dans lequel la France peut s’enorgueillir d’être leader mondial. La suppression du nucléaire, fleuron industriel français, participant à faire de notre électricité une énergie largement décarbonnée est un non-sens à l’heure où nous cherchons à limiter nos émissions de CO2.

Le coût financier de cette sortie du nucléaire doit plutôt être utilisé aux opérations liées au grand carénage et à la recherche et au développement d’énergies d’avenir telles que l’hydrogène, le solaire ou la méthanisation, afin de limiter notre dépendance aux énergies fossiles, de favoriser notre indépendance énergétique, et une production d’énergie créatrice d’emplois.