Communiqué de presse de Nicolas Bay, Député français au Parlement européen, Vice-Président du groupe « Identité et démocratie »

Le gouvernement a confirmé lundi qu’il revenait sur la livraison, annoncée en février, à la Libye de 6 petits navires d’intervention rapides pour l’aider à lutter contre les trafiquants d’êtres humains. La raison de cette énième reculade ? Une plainte formulée par plusieurs ONG de gauche, qui accusent la Libye de maltraiter les migrants car elle les place dans des centres d’attente.

En cédant face au sans-frontiérisme, le gouvernement se prive d’un allié indispensable dans la guerre contre les mafias de passeurs. Si les migrants sont toujours plus nombreux à arriver en Libye, c’est justement à cause de l’appel d’air causé par la possibilité de demander l’asile chez nous. En France, c’est près de 75% des demandeurs qui furent déboutés en 2018, et ce alors que nous sommes déjà beaucoup trop généreux. Ce taux excessif démontre que l’asile n’a plus rien à voir avec la protection. Il est devenu, aux yeux des migrants, une filière d’immigration à part entière.

Ce nouveau renoncement d’Emmanuel Macron face à la submersion migratoire s’inscrit dans une volonté de fermer les yeux et de laisser faire. Le projet de loi finances 2020 ne prévoit d’ailleurs que 33 millions d’euros pour la lutte contre l’immigration illégale. C’est 45 fois moins que le budget colossal prévu pour la politique d’asile, qui est de plus d’1,5 milliard d’euros.

Macron serait mieux inspiré de prendre exemple sur notre allié Matteo Salvini : lorsqu’il était au pouvoir en Italie, sa politique de fermeté et de coopération avec la Libye avait permis une baisse spectaculaire de 80% des arrivées de migrants en un an. La seule solution pour empêcher les morts en mer reste d’empêcher les départs !