Communiqué de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône

Le 5 novembre 2018 restera à jamais comme une journée noire pour l’ensemble du peuple marseillais. 8 personnes perdirent la vie dans l’effondrement de 3 immeubles de la rue d’Aubagne, dans une tragédie dont on ne connaît pas encore les responsables.

Je m’associe à la douleur des familles des victimes, à leur colère et à leur incompréhension. Toute la lumière devra être faite et les responsabilités établies. Ce drame marque le début d’une période chaotique dans l’ensemble de la ville de Marseille puisque 3500 personnes furent évacuées de leurs logements. Cette panique administrative a révélé le total amateurisme de ceux qui dirigent notre ville depuis 25 ans. Ces événements furent également manipulés par l’extrême-gauche militante qui se livra à de véritables émeutes lors des manifestations qui suivirent. Cette récupération a, elle aussi, été ignoble.

La justice devra faire son travail. Mais, en tant que responsable politique, mon devoir m’oblige à tirer des leçons de ce drame. J’ai, dès le mois de novembre 2018, demandé qu’une commission d’enquête parlementaire soit ouverte sur la gestion de l’habitat indigne par la Ville de Marseille. En effet, le service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la Ville de Marseille ne comprenait que 4 agents jusqu’en 2016, effectif porté à 10, après la publication du rapport Nicol. Des agents par ailleurs peu ou pas formés sur l’évaluation de l’état des logements selon l’Agence Régionale de Santé. Ne rien dire à ce sujet, c’est cautionner. Je refuse de me taire.

Si certains choisissent de disparaître lors de cette semaine de commémoration, c’est sans doute parce qu’ils ont honte. Honte d’appartenir à une majorité sortante au bilan si terrible, à l’action si médiocre, à la probité si entachée. Je ne me tairai pas : la mémoire des 8 victimes de la rue d’Aubagne ne doit pas être oubliée.