Communiqué de Nicolas Bay, député français au Parlement européen

Depuis plusieurs semaines, le Français Fabrice Leggeri directeur de l’agence Frontex, est attaqué par la Commission, ainsi que par des ONG et des médias de gauche. Ylva Johansson, commissaire européen aux Affaires intérieures et à la migration, dit même à demi-mots qu’elle souhaite son départ. Et Bruxelles va plus loin : enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), perquisitions au siège de Frontex…

Le crime de M. Leggeri ? Frontex est accusé d’avoir pu refouler des migrants en Grèce, les empêchant de poser le pied en Europe. Mais c’est pourtant son rôle et ce qui devrait être sa mission quotidienne ! Faut-il rappeler à la Commission que Frontex est chargée de soutenir les États dans la surveillance et la protection des frontières extérieures de l’UE ? Les faits reprochés ne sont d’ailleurs même pas établis.

Cette chasse aux sorcières illustre bien le projet de Bruxelles : ouvrir toujours plus nos frontières, laisser entrer toujours plus de migrants dans nos pays et ne jamais les expulser. Il est devenu indispensable de revenir sur le principe suranné de « non-refoulement ». Frontex devrait au contraire être encouragée à refouler ces migrants, dont plus de 80% sont des hommes adultes et bien portants !

Lorsque les députés européens du RN s’étaient rendus au siège de Frontex à Varsovie en 2016, les cadres de l’agence le confirmaient déjà : les moyens sont insuffisants mais existent. Ce sont les ordres qui ne viennent jamais. Pourtant, seule une totale fermeté, gage de dissuasion, permettra de tarir la submersion migratoire. Quand Frontex sera-t-elle enfin employée enfin à bon escient, comme le souhaitent les Européens, pour protéger les frontières extérieures de notre continent et expulser les clandestins au lieu de sécuriser leur traversée et leur arrivée en Europe ?