Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Candidate à l’élection présidentielle, Présidente du Front National

Sur ordre de l’Allemagne, Nicolas Sarkozy et les gouvernements de vingt-cinq des vingt-sept pays d’Europe ont décidé de priver leurs peuples de leur souveraineté en adoptant un nouveau pacte de discipline budgétaire.

Avec cet accord, l’équilibre des finances publiques n’est plus un moyen pour la croissance et l’emploi, mais une fin en soi, pour sauver l’euro à tout prix.

Si le Dogme n’est pas respecté, les peuples seront punis de manière absurde par des sanctions quasi automatiques : ils seront mis à l’amende, aggravant ainsi le déficit qui leur sera précisément reproché ! Si je suis élue, je reviendrai sur cet accord anti-démocratique et anti-économique.

La Grande-Bretagne et la République tchèque ont eu la sagesse de refuser cette amputation supplémentaire de leur souveraineté et, donc, de la démocratie dans leurs pays.

En disant non en 2005 à la Constitution européenne, c’est bien le peuple français qui avait raison, et ce sont les élites qui ont trahi le bien commun en faisant passer de force le Traité de Lisbonne.

Avec cette nouvelle régression européenne, Nicolas Sarkozy est coupable de piétiner l’intérêt national, et François Hollande ne peut que l’approuver, englué lui aussi dans l’idéologie européiste.

Je veux rétablir en France la pleine démocratie pour permettre le patriotisme économique et social, qui seul permettra la réindustrialisation et, donc, le retour à l’emploi. Les Français pourront faire triompher ce retour au bon sens dès le printemps prochain, en votant pour une renégociation franche de ces absurdes Traités européens.