Communiqué de Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône

Lors du conseil de la Métropole Aix-Marseille Provence aujourd’hui, Martine Vassal, sa présidente, a encore une fois piétiné la démocratie. Entre un maire de Marseille qui n’a pas été choisi par les électeurs et une Présidente de la Métropole et du Conseil départemental en perdition depuis juillet, qui coupe désormais la parole à ses opposants dès lors qu’ils ont le culot de critiquer son action, la démocratie dans les Bouches-du-Rhône est définitivement bien malade.

Dès ma première intervention pour soutenir les forces de l’ordre, Martine Vassal ne m’a pas laissé conclure alors que j’évoquais le travail fantastique abattu par la Brigade financière, qui m’a reçu pour un dépôt de plainte contre certains de ses colistiers lors de la campagne municipale. Elle a ensuite refusé de me donner la parole sur le vœu émis par sa majorité visant à demander un soutien financier de l’État.

Le summum de la dérive dictatoriale a été atteint alors que je commençais à peine mon intervention sur le budget primitif de la Métropole. Martine Vassal n’a visiblement pas supporté que je revienne sur ses nombreux échecs, ses errements, ses coups de communication permanents et elle m’a immédiatement coupé le micro. Sur la délibération la plus importante d’une collectivité, sa présidente ne laisse même pas ses opposants s’exprimer : elle préfèrerait visiblement être entourée d’une cour à ses ordres et à ses pieds. Malheureusement pour elle, ce n’est pas comme ça que fonctionne la démocratie. Cette radicalisation de Martine Vassal ne cesse d’inquiéter les Marseillais depuis le soir du 28 juin dernier quand elle avait affirmé “ne pas avoir perdu” les élections municipales.

J’aurais souhaité revenir sur la dette astronomique de la Métropole, sur l’augmentation des impôts, la diminution des budgets des Conseils de territoire, la baisse des investissements pour l’action économique et les aides aux entreprises, le budget nul concernant les aides sociales à l’enfance, aux familles, les coupes de 10 millions d’euros pour les transports… Tous ces éléments qu’elle refuse de voir mis sur la place publique.

Martine Vassal doit revenir à la raison et respecter tous les élus, qui ne sont pas moins élus qu’elle et qui ont tout autant le droit de s’exprimer.