​​​Communiqué de presse de Marine Le Pen, Présidente du Rassemblement National

En janvier dernier, lors d’une table ronde sur l’écologie, Emmanuel Macron déclarait : « le consensus sur l’éolien est nettement en train de s’affaiblir dans notre pays (…). De plus en plus de gens qui considèrent que leur paysage est dégradé ne veulent plus voir de l’éolien près de chez eux ».

Fidèle à cette vision pernicieuse du « en même temps », Emmanuel Macron tentait par ses mots de couvrir ce qu’il autorise et encourage aujourd’hui, un saccage environnemental et une folie idéologique.

Après la construction d’un parc de 22 éoliennes au pied de la montagne Sainte Victoire, ce sont 62 éoliennes de 216m de haut qui vont défigurer la côte d’émeraude, bientôt balafrée par ces pylônes aux pales gigantesques, source de nuisance sonore et de pollution visuelle.
Ce projet d’un coût de 2,5 milliards d’euros s’inscrit dans une politique d’installation massive (14500 aérogénérateurs d’ici 2028) qui va, si elle n’est pas arrêtée, inexorablement changer le visage et les paysages de la France.

Nous ne le répéterons jamais assez, l’éolien, énergie par définition intermittente et dépendante des aléas climatiques, n’est d’aucune utilité continue et pérenne dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Dans cet objectif louable et vertueux, la raison autant que les faits amènent à un constat que nul ne peut ignorer : en l’état actuel des choses, seule l’énergie d’origine nucléaire ne produit pas de gaz carbonique et permet à la France d’être l’un des pays les plus décarbonés du monde, comme le rappelait en 2015, le ministre de l’Economie qui n’était autre… qu’Emmanuel Macron.
Cet enfumage idéologique aux visées financières évidentes pour les multinationales qui portent ces projets d’installation d’éoliennes doit cesser.
D’abord, parce que les Français concernés dans les territoires sacrifiés, y sont dans leur majorité opposés, et parce que nul ne peut se satisfaire des conséquences si éloignées des vertus prêtées abusivement à cette source d’énergie, que sont le bétonnage massif des sols, les perturbations multiples pour la faune, la gabegie financière et le contresens écologique qu’induit l’utilisation de matériaux de construction essentiellement non recyclables.