Communiqué de presse de Marine Le Pen

Un nouveau rapport de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) livre des chiffres saisissants et glaçants sur la banalisation et la généralisation de la violence tout autant que sur le sentiment de résignation des victimes.

Selon la dernière étude de l’ONDRP, les violences externes à la sphère familiale représentent en moyenne 650 000 agressions par an.

41% de ces violences physiques ont lieu dans la rue révélant un fait terriblement inquiétant : le renforcement chez les agresseurs du sentiment d’impunité qui leur permet d’agir n’importe où, n’importe quand et sur n’importe qui.

Cette banalisation de la sauvagerie frappe aveuglément (339 000 hommes et 309 000 femmes en 2017) et une part importante de ces agressions est l’expression d’une simple volonté d’assouvir un besoin de violence (37% des victimes ne savent pas pourquoi elles ont été agressées).

Plus grave et illustration du sentiment grandissant de résignation et du peu de confiance dans la puissance publique à assurer la sécurité et la tranquillité publique, à peine un quart des victimes déposent plainte.

Ce décalage, ce fossé béant entre la réalité que vivent nos compatriotes, de plus en plus insupportable en matière de délinquance et de criminalité, et le déni dans lequel s’enfonce par dogmatisme le pouvoir politique, contribue à cette accélération de l’ensauvagement de notre société.

Cette démission de l’Etat, gangrené par cette idéologie du laisser-faire porte atteinte à la liberté et à la dignité du citoyen.

Tout comme les Français n’ont pas à s’habituer à une violence endémique et récurrente, l’Etat a le devoir de mettre fin sans faiblesse à cette spirale de l’ultraviolence.

Renforcement des moyens humains et matériels des forces de l’ordre, rétablissement de l’ordre républicain dans les zones d’un autre droit, fin du laxisme d’Etat et de la culture de l’excuse qui prévalent dans les lois sur la sécurité, certitude des poursuites, de la peine et de l’exécution des sanctions pour les auteurs de violence.

Face à l’inquiétante banalisation de la sauvagerie, la fermeté, l’intransigeance et la détermination de l’Etat à garantir à chaque Français le droit de vivre en sécurité, doivent être à l’ordre du jour.